Actualités :
02.01.26
STEVEN SPIELBERG : Entre ciel et terre
Le prochain volume de la revue ÉCLIPSES sera consacré à Steven SPIELBERG. Au cours d’une trentaine de longs métrages, Steven SPIELBERG s’est attaché à partager ses cauchemars, nichés aux creux d’aventures humaines en apparence...
Lire la suite06.08.25
UN PREMIER LONG-MÉTRAGE À 60 000 EUROS : MISSION (IM)POSSIBLE ?
Par Aurélien Harzoune et Bertrand Mineur, réalisateurs et producteurs du film Dans l’ombre de Marlow, sortie en salles le 3 septembre 2025. Réaliser un film indépendant constitue déjà une aventure. S’y engager dans un désert, sans...
Lire la suite28.07.25
Francis Lai revisité
Initié par Frédéric Lai, fils du compositeur, et Thierry Wolf, fondateur du label FGL Productions, « Play It Like Francis » est un projet hommage ambitieux qui fait dialoguer la mémoire musicale du cinéma français avec la vitalité de la...
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02.06.25
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Film : La Montagne
La montagne magique
Réalisateur : Thomas Salvador
Auteur : Paul Montarnal
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Film : Bons Baisers de Bruges
La justice des fous
Réalisateur : Martin McDonagh
Auteur : Paul Montarnal
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Film : Freaks
On ne naît pas monstre, on le devient
Réalisateur : Tod Browning
Auteur : Paul Montarnal
Lire l'articleVotre choix : Filmer la duplicité
Numéro : 68
Titre : Filmer la duplicité
Parution : Juin 2021
Prix : 2 €
Description :
En sept longs-métrages, Bong Joon-ho s’est imposé comme l’un des réalisateurs les plus importants et singuliers du cinéma contemporain. Si ses films peuvent sembler fort différents les uns des autres, tous interrogent les apparences dans lesquelles se drapent les individus et la société. Ressort psychologique essentiel de son cinéma, la duplicité y est surtout sociale, caractérisant des fictions où les rapports entre les individus sont minés par la corruption et les inégalités.
Entre vérité et apparence, le cinéma de Bong Joon-ho maintient ainsi l’écart qui définit la duplicité. Mais comment un film peut-il laisser voir et entendre le mensonge sans annuler sa nature trompeuse ? La question réunit des films aussi différents que Barking Dogs Never Bite (Flanders-ui Gae, 2000), Snowpiercer, Le Transperceneige (2013) et Parasite (Gisaengchung, 2019) : dans ces récits où règnent les faux-semblants, la forme filmique conserve aux situations leur ambiguïté ; la vérité perce sous l’apparence sans en ruiner l’illusion. On cherchera donc à observer la manière dont les choix filmiques de Bong Joon-ho exposent la duplicité des êtres et de la société sans renoncer à l’ambiguïté qui la caractérise. On étudiera plus particulièrement les trois films précédemment cités, dont le récit est construit de manière identique (une situation intenable force les personnages à l’action, elle-même située dans un nombre restreint d’espaces) et où, en outre, la dimension socio-politique est explicitement centrale.
On s’intéressera d’abord à la manière dont les corps cachent ou avouent leur duplicité. On observera ensuite comment la tromperie touche les espaces eux-mêmes, redoublant complaisamment l’hypocrisie générale. On verra enfin que celle-ci naît des tensions qui rongent et fracturent les rapports sociaux, au point de pousser le cinéaste à préférer au monde des apparences trompeuses la voie détournée de la marge…
Auteur : Alice Letoulat
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