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02.01.26
STEVEN SPIELBERG : Entre ciel et terre
Le prochain volume de la revue ÉCLIPSES sera consacré à Steven SPIELBERG. Au cours d’une trentaine de longs métrages, Steven SPIELBERG s’est attaché à partager ses cauchemars, nichés aux creux d’aventures humaines en apparence...
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UN PREMIER LONG-MÉTRAGE À 60 000 EUROS : MISSION (IM)POSSIBLE ?
Par Aurélien Harzoune et Bertrand Mineur, réalisateurs et producteurs du film Dans l’ombre de Marlow, sortie en salles le 3 septembre 2025. Réaliser un film indépendant constitue déjà une aventure. S’y engager dans un désert, sans...
Lire la suite28.07.25
Francis Lai revisité
Initié par Frédéric Lai, fils du compositeur, et Thierry Wolf, fondateur du label FGL Productions, « Play It Like Francis » est un projet hommage ambitieux qui fait dialoguer la mémoire musicale du cinéma français avec la vitalité de la...
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02.06.25
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Film : La Montagne
La montagne magique
Réalisateur : Thomas Salvador
Auteur : Paul Montarnal
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Film : Bons Baisers de Bruges
La justice des fous
Réalisateur : Martin McDonagh
Auteur : Paul Montarnal
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Film : Freaks
On ne naît pas monstre, on le devient
Réalisateur : Tod Browning
Auteur : Paul Montarnal
Lire l'articleVotre choix : L’épure et la colère
Numéro : 77
Titre : L’épure et la colère
Parution : Mars 2026
Prix : 2 €
Description :
Aux images de Steven Spielberg est souvent associée la musique de John Williams. De Sugarland Express (1974) jusqu’à The Fabelmans (2022), les deux artistes ont collaboré pour vingt-neuf films, ce qui constitue un cas unique dans l’histoire du cinéma hollywoodien et a inscrit pour la postérité, outre une désolidarisation impossible entre la manière de Steven Spielberg et les compositions de John Williams dans les perspectives cinéphiles, quelques thèmes légendaires, notamment ceux entendus dans Les Dents de la mer (Jaws, 1975), Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind, 1977) ou encore Les Aventuriers de l’arche perdue (Raiders of the Lost Ark, 1981), qui constituent également des ressorts scénaristiques au sein des films cités, s’imposant comme éléments de mise en scène à part entière.
À cette entente au long cours, qui trouve une forme inversée dans The Unfinished Journey (2000), Steven Spielberg filmant la musique conçue par John Williams pour ce court métrage documentaire célébrant le Nouvel An du millénaire, il faudrait ajouter la sollicitation de Quincy Jones pour le thème principal de La Couleur pourpre (The Color Purple, 1985) et la seconde adaptation de la comédie musicale West Side Story (2021), à l’origine mise en musique par Leonard Bernstein, afin de tracer les lignes principales du rapport de Steven Spielberg à la musique de ses propres films, qu’un examen approfondi veillerait à détailler.
Un format semble oublié mais il figure au corpus : le clip. À l’exception notoire du court métrage de Martin Scorsese pour Bad de Michael Jackson en 1987 et de quelques incursions plus anecdotiques de Brian De Palma ou de William Friedkin dans ce registre, la plupart des artisans du Nouvel Hollywood n’a pas véritablement investi les possibilités narratives et esthétiques du clip, probablement du fait d’une œuvre déjà arrivée à maturité lorsque les « music videos » sont devenus un nouvel espace d’expérimentations plastiques bénéficiant d’une diffusion massive dans les années 1990.
Aussi, l’incarnation visuelle par Steven Spielberg de la chanson « Cannibal », écrite et interprétée par le musicien britannique Marcus Mumford, mise en ligne le 14 juillet 2022 sans effet d’annonce spectaculaire, si elle s’apparente à un objet périphérique et mineur, permet d’envisager rétrospectivement quelques aspects de la filmographie de Steven Spielberg, comme une parenthèse lo-fi et discrète contenant pourtant une monumentalité retenue…
Auteur : Nicolas Thévenin
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