Actualités :
02.01.26
STEVEN SPIELBERG : Entre ciel et terre
Le prochain volume de la revue ÉCLIPSES sera consacré à Steven SPIELBERG. Au cours d’une trentaine de longs métrages, Steven SPIELBERG s’est attaché à partager ses cauchemars, nichés aux creux d’aventures humaines en apparence...
Lire la suite06.08.25
UN PREMIER LONG-MÉTRAGE À 60 000 EUROS : MISSION (IM)POSSIBLE ?
Par Aurélien Harzoune et Bertrand Mineur, réalisateurs et producteurs du film Dans l’ombre de Marlow, sortie en salles le 3 septembre 2025. Réaliser un film indépendant constitue déjà une aventure. S’y engager dans un désert, sans...
Lire la suite28.07.25
Francis Lai revisité
Initié par Frédéric Lai, fils du compositeur, et Thierry Wolf, fondateur du label FGL Productions, « Play It Like Francis » est un projet hommage ambitieux qui fait dialoguer la mémoire musicale du cinéma français avec la vitalité de la...
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02.06.25
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Film : La Montagne
La montagne magique
Réalisateur : Thomas Salvador
Auteur : Paul Montarnal
Lire l'article14.04.25
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Film : Bons Baisers de Bruges
La justice des fous
Réalisateur : Martin McDonagh
Auteur : Paul Montarnal
Lire l'article09.12.24
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Film : Freaks
On ne naît pas monstre, on le devient
Réalisateur : Tod Browning
Auteur : Paul Montarnal
Lire l'articleVotre choix : L’obscène et l’abstrait
Numéro : 50
Titre : L’obscène et l’abstrait
Parution : Juin 2012
Prix : 2 €
Description :
Les grands cinéastes sont ceux qui savent condenser leur art en une scène. Chez Jerzy Skolimowski, cette scène se trouve à la fin de Deep End. Dans la piscine qui se remplit d’eau, les corps nus, ralentis, empêchés et aux gestes gauches des deux personnages sont peu à peu absorbés par le décor abstrait : un cube blanc à la géométrie rigide, vu en plongée, les coulures rouges de la peinture sur les parois, le glauque de l’eau où sombre la jeune fille. La tension entre l’obscénité des corps et l’abstraction du décor ne se résout qu’ici, quand le garçon enlace la fille qu’il aime et qu’il a tuée pour le seul acte d’amour dont il aura été capable. Sous l’eau, respiration, temps, gestes et volontés suspendus, les corps débarrassés d’eux-mêmes peuvent enfin se rejoindre. Cette tension entre la lourdeur de la chair et la pureté abstraite de la vision parcourt et structure le cinéma de Skolimowski, et en particulier Deep End (1970), Travail au noir (1982) et Essential Killing (2010)…
Auteur : Jean-Paul Engélibert
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