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Toutes nos actualités

22.05.15

Eclipses consacre un volume à James Gray

Le volume 56 de la revue Eclipses sera consacré au cinéaste James GRAY et sortira courant Juin 2015. Il sera disponible en librairies (France, Belgique, Suisse) et également à la commande sur ce site, au format papier ou E-Book/PDF.

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22.06.15

Promotion exceptionnelle jusqu'au 11 juillet 2015

Attention, promotion exceptionnelle jusqu'au 11 juillet 2015 : nos quatre derniers volumes sont disponibles à 10 euros (au lieu de 15 euros). Pour bénéficier de cette offre, rendez-vous sur notre site //www.revue-eclipses.com/ (frais de port...

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13.08.15

Malick à Deauville

Lors de sa 41ème édition (du 4 au 13 septembre 2015), le Festival du Film Américain de Deauville rendra hommage à Terrence Malick. A cette occasion, Knight of Cups sera présenté en avant-première. Le volume 54 de la revue Eclipses,...

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05.07.16

Entretien croisé

Le site « Culture 31 » nous fait l’honneur d’un entretien croisé avec deux autres revues de cinéma. Merci à Carine Trenteun pour son intérêt, sa patience et son professionnalisme. C’est à lire IÇI.

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11.01.19

Milos FORMAN, l'art de la fronde

Le volume n°64 de la revue ÉCLIPSES sera consacré à l'inoubliable et immense Milos FORMAN.Parution : Juin 2019.

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08.03.19

Sortie DVD : Il Maestro di Vigevano, d'Elio Petri (1963)

Dans la petite ville de Vigevano, capitale lombarde de la chaussure, Antonio Monbelli (Alberto Sordi) gagne sa vie comme instituteur. Mais il doit faire face aux plaintes quotidiennes de sa femme (Claire Bloom) qui aspire à un train de vie...

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30.04.19

Sortie DVD : « Les Vieilles légendes tchèques », de Jirí TRNKA, en Mediabook BluRay/DVD chez Artus Films.

Peintre, illustrateur, sculpteur, Jirí Trnka est incontestablement le maître de l’animation en volume. Après ses premiers courts métrages animés, il se spécialise dans le film de marionnettes, adaptant les contes populaires du folklore...

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12.06.19

Info parution : « Questions de cinéma et pratique de l'analyse de film », par Jean-Pierre Esquenazi.

Chaque film à sa manière nous apprend le cinéma : les questions que le réalisateur et son équipe se sont posées affleurent dans le récit, elles émergent de l'enchaînement des images et des sons. Pour qui veut bien s’y montrer attentif, un...

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02.07.19

Info expo : "Charlie Chaplin dans l'œil des avant-gardes", du 18 octobre 2019 au 3 février 2020, Musée d'Arts de Nantes.

Charlie Chaplin dans l’œil des avant-gardes offre une relecture de l’art de la première moitié du 20e siècle. Elle prend pour fil conducteur l’œuvre cinématographique de Charlie Chaplin, sujet de fascination pour les artistes du monde...

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11.09.19

Actu parution : deux nouveaux titres dans la collection "Contrechamp" aux éditions Vendémiaire.

La collection « Contrechamp » de Frank Lafond, aux éditions Vendémiaire, s’enrichit de deux nouveaux titres : l’un consacré à Inglourious Basterds de Quentin Tarantino, par David Roche ; l’autre au Quai des brumes de Marcel Carné, par...

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18.09.19

Info Parution : Steven SPIELBERG analysé par Pascal COUTÉ, aux éditions Passage(s).

Pascal COUTÉ signe le premier essai d'importance en langue française consacré au cinéma de Steven SPIELBERG. Cinéaste éclectique, passant sans difficulté d’un genre à l’autre, Steven SPIELBERG a trop souvent la réputation d’un...

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06.02.20

Actu parution : "Anthologie des dystopies", par Jean-Pierre ANDREVON.

Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma, par Jean-Pierre ANDREVON. Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant...

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08.02.20

Actu parution : Pier Paolo PASOLINI - 3 scénarios inédits

Trois scénarios écrits par Pier Paolo publiés en France par les Éditions de Grenelle : La Ricotta, publié il y a quelques années, mais proposé ici dans une nouvelle traduction, et deux textes complètement inédits, La Terre vue de la Lune et...

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25.02.20

Arnaud Desplechin a reçu le 16e Prix Jacques Deray du film policier français pour "Roubaix, une lumière".

Samedi 22 février 2020 à 19h à l’Institut Lumière de Lyon, le réalisateur Arnaud DESPLECHIN a reçu le 16ème Prix Jacques Deray du meilleur film policier français de 2019 pour Roubaix, une lumière, produit par Pascal Caucheteux, en...

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18.05.18

Info parution : "L'Écran rouge - Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo"

Jean Gabin, cheminot couvert de suie dans La Bête humaine, Simone Signoret et Jean Marais en tête d’un cortège de manifestants, Gérard Philipe et Jean-Paul Belmondo, leaders syndicaux, Jean Renoir, réalisateur d’une Marseillaise financée...

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23.05.18

Promotion exclusive sur ce site, jusqu'au 30 juin 2018.

Jusqu'au 30 juin 2018, nos derniers volumes sont disponibles à 10 euros (au lieu de 15 euros).Les frais de ports sont toujours offerts, à partir de 30 euros de commande.C'est donc le moment ou jamais de compléter votre collection !Cliquez ici...

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18.06.18

Info Exposition : « Icônes – de la Nouvelle Vague aux années 70 »

Vent de liberté, hymne à l’improvisation, souffle de spontanéité, à la Galerie Joseph qui présente durant tout l’été, la première rétrospective photo des icônes de La Nouvelle Vague aux années 70. Vandartists a réuni pour cette...

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28.09.18

L'enfance d'Audrey Hepburn dévoilée dans le nouveau roman de Jolien Janzing, « Audrey et Anne ».

L'enfance d'Audrey Hepburn dévoilée dans le nouveau roman de Jolien Janzing, « Audrey et Anne ». Automne 1957. Douze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le père d'Anne Frank, Otto, rend visite en Suisse à une jeune étoile...

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02.10.18

Info parution : Roland Carrée et les gosses d'Italie.

Notre collaborateur (et coordinateur) Roland Carrée publie un livre sur le cinéma italien. Les années 1990 et 2000 constituent une période cruciale pour le cinéma italien qui, après avoir traversé une situation très délicate, connaît une...

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24.10.18

In fo parution : "Humanité restante - Penser l'évènement avec la série The Leftovers"

Notre collaborateur Saad Chakali et Alexia Roux publient un essai sur la série The Leftovers, intitulé « Humanité restante ». 14 octobre 2011 : ce jour où plus rien ne sera comme avant, 2 % de la population mondiale disparaît....

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31.10.18

Info Parution : The Swimmer (1968) de Frank Perry, par Christophe Damour.

L'indispensable collection "Contrechamp" (dirigée par Frank Lafond) s'enrichit d'un nouveau titre signé par Christophe Damour et consacré au trop méconnu The Swimmer, réalisé en 1968 par Frank Perry. En visite chez des voisins dans une...

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12.02.19

Rencontres Internationales Paris /Berlin : nouveau cinéma et art contemporain.

Les Rencontres Internationales Paris/Berlin créent des circulations entre nouveau cinéma et art contemporain, et ouvrent cette année un laboratoire de découverte dédié à la VR. Les Rencontres Internationales vous invitent à découvrir leur...

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14.02.19

Info parution : « Marlène Dietrich, la scandaleuse de Berlin », par Jean-Paul Bled.

L’existence tumultueuse et passionnée d’une actrice de légende. Près de trente ans après sa disparition, le mythe Dietrich n’a pas pris une ride. Josef von Sternberg avec qui elle tourne sept films de référence, de L’Ange bleu à La...

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28.02.19

Info parution : "Tout Truffaut", par Anne Gillain.

Dans les derniers films de Truffaut, la nuit règne souveraine. Cette obscurité sur l’écran permet d’éclairer dans chaque plan le monde secret, passionné et violent des personnages. Elle favorise aussi l’identification des spectateurs avec...

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05.04.19

Info parution : "Honorer la fureur", de Rodolphe Barry.

Avec Honorer la fureur, Rodolphe Barry fait revivre l’écrivain James Agee, comme il avait fait revivre Raymond Carver, il y a quelques années, dans son remarqué Devenir Carver. Pourquoi consacrer un roman à James Agee ? Peut-être parce...

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30.05.19

Info parution : « Jean Grémillon et les quatre éléments », Yann Calvet et Philippe Roger (dir.)

Jean Grémillon et les quatre Éléments entend, sinon réhabiliter, du moins rendre un hommage renouvelé à l'un des cinéastes majeurs de l’école française du vingtième siècle, un créateur qui occupe une place à part, paradoxale : même...

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02.06.19

Info parution : « Objets de cinéma. De Marienbad à Fantômas », par Joséphine Jibokji.

Le cinéma français des années 1960 est peuplé d’objets spectaculaires ou anodins fabriqués dans le seul dessein d’être filmés. La statue de L’Année dernière à Marienbad, le mobile en tôle des Aventuriers ou la DS volante de...

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17.12.16

Info parution : collection "Formes cinématographiques"

La collection « Formes cinématographiques » accueille des essais originaux, individuels ou collectifs, aux approches et objets variés. Tous ont cependant en partage un attachement aux questions esthétiques, à l'analyse filmique ou aux...

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15.03.17

Info parution : "Le Continent perdu", de Percy Harrison FAWCETT

À l’occasion de la sortie en salles de The Lost City of Z de James GRAY, les éditions Pygmalion publient Le Continent perdu, l’unique livre qui compile les notes et les journaux du célèbre explorateur Percy Harrison FAWCETT. Les huit...

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16.03.17

TATI parmi nous

Le cinéma burlesque fête cette année les 70 ans du tournage de Jour de fête, le premier long métrage de Jacques Tati, qui remporta le prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise en 1949 et le Grand prix du cinéma français en 1950 à...

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10.04.17

Info parution : "Jean-Luc Godard, dans la relève des archives du mal", par Saad CHAKALI.

Notre collaborateur Saad CHAKALI vient de publier un essai sur Jean-Luc Godard intitulé « Dans la relève des archives du mal » (Ed. L’Harmattan, Série « Arts Vivants, Ouverture Philosophique) : « L’image viendra au temps de la...

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10.04.17

Centenaire Jean-Pierre Melville (1917-1973)

L'Institut Français lance une rétrospective internationale de l'œuvre de Jean-Pierre Melville, avec des premiers rendez-vous lors du Festival du Film Français de Cuba, au Festival Colcoa à Los Angeles et à Film Forum à New York. La 20e...

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22.07.17

ÉCLIPSES 60 : HENRI-GEORGES CLOUZOT, l'oeuvre au noir

Le prochain numéro d'ÉCLIPSES est consacré à l’œuvre de l’inestimable Henri-Georges CLOUZOT. Le volume de 160 pages sera disponible à la commande et au téléchargement sur ce site dès le 25 juillet 2017, et en librairies quelques jours...

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25.07.17

La vie de Guitry en BD

Avec Noël Simsolo et Paolo Martinello, découvrez la première biographie en bande dessinée de la légende Sacha Guitry. Un diptyque passionnant et documenté qui nous fait découvrir, au-delà de l’homme des bons mots, un artiste très en...

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06.10.17

Un inédit de Victor Sjöström

La Direction du patrimoine cinématographique du CNC annonce la découverte d'un film perdu du réalisateur Victor Sjöström. Un film de Victor Sjöström, Judaspengar, réalisé en 1915, considéré jusqu'à ce jour comme perdu a été...

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09.10.17

Monsieur Eddy à l'ouverture du festival Lumière

Eddy Mitchell, dont la passion pour le cinéma est légendaire et contagieuse, sera l’invité d’honneur de l’ouverture du 9ème festival Lumière qui se tiendra le samedi 14 octobre 2017 à la Halle Tony Garnier à Lyon. Bertrand Tavernier,...

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12.10.17

LUBITSCH, période Allemande, à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

En Novembre 2017, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé propose de découvrir un cycle inédit sur Ernst Lubitsch. « L'étonnant Monsieur Lubitsch ! » lèvera le voile sur la période allemande du réalisateur, celle où ce dernier faisait ses...

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26.10.17

L’INSTITUT FRANÇAIS CÉLÈBRE LE CENTENAIRE JEAN-PIERRE MELVILLE DANS PRÈS DE 30 PAYS DU MONDE.

Cinéaste majeur du 20ème siècle, Jean-Pierre Melville aura influencé jusqu’à aujourd’hui de grands cinéastes de l’Amérique à l’Asie. À l’occasion de l’année du centenaire de sa naissance, l’Institut français produit et fait...

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02.12.17

Info parution : "Action, Spectacle, Idée : Formes du cinéma muet américain", de Marion Polirsztok.

Action, Spectacle, Idée : Formes du cinéma muet américain, de Marion Polirsztok (Ed. Mimésis, 2017). L’esthétique du cinéma muet américain des années 1910-1920 révèle non seulement une fonctionnalité mais également une intelligence...

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05.03.18

Sortie DVD : "UTU", de Geoff Murphy.

Il y a presque un an, La Rabbia sortait au cinéma UTU du réalisateur néo-zélandais Geoff Murphy. En 1983, le film, encensé à Cannes, avait connu un immense succès dans son pays, mais remonté pour le public international, était ensuite...

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09.05.18

Info parution : "Virgin Suicides", par Pierre Jailloux.

Notre collaborateur Pierre Jailloux publie un essai sur Virgin Suicides (1999), le premier long métrage réalisé par Sofia Coppola. Le premier film culte de Sofia Coppola Dans la quiétude d’une banlieue américaine des années 1970, cinq...

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21.04.15

Gus Van Sant de retour à Cannes

Gus Van Sant est à nouveau présent dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2015 avec « The Sea of Trees », au générique duquel figure le génial et multi-oscarisé Matthew McConaughey. Gus Van Sant est un habitué du Festival...

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26.05.15

James GRAY en juin

Nous sommes fiers de vous annoncer la parution prochaine du premier et excellent livre d'analyse consacré à l'œuvre du déroutant James GRAY. Ce volume de la revue Eclipses comprend les contributions des spécialistes suivants (ordre du...

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08.09.15

Absurde Séance Festival 2015

L’Absurde Séance Festival aura lieu du 30 septembre au 04 octobre 2015, au cinéma Katorza à Nantes. Depuis sa création en 2000, L’Absurde séance a pour vocation de faire découvrir une sélection de films en marge de la programmation...

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22.10.15

Pas de panique !

Afin d'améliorer la vitesse de navigation et la stabilité de notre site, nous allons procéder à une migration vers un serveur plus performant dans la nuit du jeudi 22/10/15 au vendredi 23/10/15.Une interruption des services aura...

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07.11.15

Johanna VAUDE, lauréate du Prix Label Image 2016

Le festival "Les passeurs de lumière", en Finistère-Sud (Locunolé), décerne le prix "Label Image 2016" à l'excellente Johanna VAUDE, à laquelle on doit notamment certains des plus beaux "recuts" de l'émission Blow Up d'ARTE. Johanna...

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22.01.16

Info parution : "Le western et les mythes de l'Ouest"

Le western et les mythes de l’Ouest Par Gilles Menegaldo et Lauric Guillaud (dir.), Presses universitaires de Rennes, 2015.   Du Dernier des Mohicans de Cooper aux romans de Gustave Aimard et de Karl May, en passant par les «...

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10.07.16

Desplechin passe l'agrég !

Le dernier film en date d’Arnaud Desplechin, Trois souvenirs de ma jeunesse (2015), figure au programme de la session 2017 de l’agrégation interne de lettres modernes. Le volume 52 de la revue Éclipses vous aidera à passer le concours en...

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28.10.16

Takeshi KITANO, Officier de la Légion d’honneur

Le cinéaste, acteur, écrivain et artiste Takeshi KITANO, appelé Beat Takeshi, a reçu les insignes d'Officier de la Légion d'honneur le 25 octobre 2016 des mains de Jack LANG, ancien Ministre de la culture et actuel Président de l'Institut du...

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08.12.16

Info parution : "Le Film fantastique"

Cadeau de Noël idéal pour tout amateur du genre fantastique, l’ouvrage de Linda Tahir-Mériau et Christophe Champclaux démontre qu’un « beau livre » peut être également un livre intelligent et utile, au néophyte comme au plus...

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Le volume 66 de la revue ÉCLIPSES sera consacré à Agnès VARDA -   17 . 01 . 20 


Le volume 66 de la revue ÉCLIPSES sera consacré à Agnès VARDA

ÉCLIPSES VOLUME 66 : "Agnès VARDA, le bonheur cinéma" (Parution : juin 2020)


Sous la direction de Saad CHAKALI



Le premier aura donc été la première. Avec La Pointe courte (1955), Agnès Varda réalise le premier film ouvrant dans le cinéma français de « qualité » la brèche de la modernité, anticipant de quelques années la Nouvelle Vague. Les dissonances de la fiction et du documentaire, l’inspiration littéraire de William Faulkner et la musique électronique de Pierre Barbaud, le hiatus sociologique entre bourgeois (Silvia Monfort et Philippe Noiret) et pêcheurs de Sète (les « Pointus »), la rencontre avec un monteur du nom d’Alain Resnais, tout cela fait date. Comme l’économie d’un tournage en amateur reposant sur une petite coopérative montée en dehors des clous du corporatisme. Récipiendaire du Prix de l’Âge d’or à Bruxelles qui lui va d’autant plus que cette sétoise d’adoption est née à Ixelles le 30 mai 1928, son film reçoit également les éloges d’André Bazin tandis que Jean de Baroncelli du Monde y entend « le premier son de cloche d’un immense carillon ».


Âgée de 27 ans seulement, la photographe du Festival d’Avignon et du Théâtre National Populaire de Jean Vilar s’impose comme une authentique cinéaste, pionnière et éclaireuse du nouveau cinéma. Avec son goût des formes et sa propension à la fantaisie autant qu’à l’expérimentation, Agnès Varda incarne une jeunesse contemporaine de l’ébullition artistique caractérisant l’époque, entre « combine paintings » de Robert Rauschenberg et recherches du Nouveau Roman. Son œuvre est libre et hétérogène, curieuse et vagabonde, nomade et transversale. Forte d’une cinquantaine de titres tout format, support ou genre confondus, Agnès Varda n’a en effet jamais cessé de traverser toutes les frontières (entre photographie et cinéma comme entre fiction et documentaire) jusqu’à déployer à partir du début des années 2000 son geste dans le champ de l’art contemporain, témoignant ainsi d’une passion jamais démentie pour l’impureté, les grands écarts et les pas de côté.


Premiers vagabondages


Indépendante, cultivée en histoire de l’art mais autodidacte en cinéma, formée à l’École du Louvre et l’École des beaux-arts, Agnès Varda monte avec son premier long métrage une société de production, Tamaris Films, rebaptisée Ciné-Tamaris en 1975, qui s’occupera également de racheter les droits des films de son conjoint Jacques Demy qu’elle rencontre au Festival de Tours en 1958. Elle enchaîne ensuite en ne cédant ni sur la variété des sujets qui s’imposent à elle, ni sur les formes originales qui leur sont appareillées. Les premiers courts-métrages Ô saisons, Ô châteaux (1957), Du côté de la côte (1958), L’Opéra-Mouffe (1958) et La Cocotte d’azur (1958) montrent avec la diversité des influences (Jacques Prévert et Arthur Rimbaud, Jean Vigo et Kurt Weill) que le regard moqueur croquant les rites bourgeois du Cap-Eden-Roc peut alterner avec l’empathie pour le petit peuple fracassé de la rue Mouffetard.


Après que la Nouvelle Vague se soit imposée en 1959 avec le double succès des 400 coups de François Truffaut et À bout de souffle de Jean-Luc Godard, Agnès Varda affiliée au cinéma dit de la « rive gauche » incluant Alain Resnais, Chris Marker et Jacques Demy tourne son deuxième long métrage, Cléo de 5 à 7 (1962). La déambulation parisienne du personnage de Corinne Marchand, depuis le pont Neuf jusqu’à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en passant par Montparnasse et le parc Montsouris, dégage un fort sentiment d’enregistrement de la réalité, tandis que la structure narrative adoptée repose sur le principe du temps réel reconstitué. L’impressionnisme débouche sur un perspectivisme qui rend compte de la variété des maladies empoisonnant la société française, du spectre du cancer tourmentant l’esprit de la chanteuse à l’aliénation marchande que lui fait subir son statut de vedette sans omettre la Guerre d’Algérie qui n’est pas finie au moment du tournage.


De ci les USA


Les années 1960 se partagent encore, du côté des courts, entre un salut photographique à la révolution cubaine (Salut les cubains en 1963) et un portrait d’Elsa Triolet depuis le regard amoureux de Louis Aragon (Elsa la rose en 1966). Quand, du côté des longs, deux films suscitent des réserves, Le Bonheur (1965) et Les Créatures (1966). Le second mériterait sûrement que sa fiction nébuleuse en forme de lutte entre démiurges soit réévaluée dans ses effets de mise en abyme. Malgré son interdiction aux moins de 18 ans, le premier est quant à lui un chef-d’œuvre qui cultive dans un jardin postimpressionniste les fleurs du mal d’un eudémonisme inégal, le bonheur de l’adultère au bénéfice des hommes se révélant un maléfice conjugal pour les femmes.


Et puis les États-Unis arrivent dans la vie d’Agnès Varda, qui accompagne Jacques Demy en 1967 lancé en Californie sur le tournage de Model Shop (1968). Jim Morrison devient l’ami du couple qui lui paiera son enterrement au Père-Lachaise en juillet 1971. Le voyage est l’occasion de se trouver un oncle d’Amérique comme elle bricoleur et artiste pop, Uncle Yanco (1967), puis de rencontrer les militants des Black Panthers (1968) mobilisés lors du procès de Huey P. Newton. La cinéaste enfiévrée par la découverte du mouvement hippie décide d’improviser l’année suivante Lions Love (… and Lies) avec quelques fleurs de la contre-culture comme l’égérie warholienne Viva, Shirley Clarke mais aussi Gerome Ragni et James Rado, les auteurs de la comédie musicale Hair.


Agnès Varda repart une nouvelle fois à Los Angeles entre 1979 et en revient avec un magnifique diptyque en 1981, Documenteur et Mur murs, qui pousse un degré plus loin le brouillage des frontières entre fiction et documentaire. Le premier long-métrage est un vrai-faux documentaire déguisant de troublantes confidences sur la mélancolie d’une femme esseulée sur le rivage d’une époque de reflux politique. Le deuxième film est une vraie-fausse fiction dédiée à l’art populaire des peintres muralistes chicanos, les murs de la ville sur lesquels ils peignent la contre-histoire de l’Amérique ayant valeur de surfaces de réparation. Sur le versant de la solitude urbaine et de l’épuisement contestataire, le désert croît, sur celui de l’expression artistique et culturelle des subalternes il recule, autre grand écart. Il s’agit aussi d’un diptyque en raison de la présence du fils d’Agnès Varda et Jacques Demy, Mathieu Demy jouant tantôt le fils de Sabine Mamou, tantôt celui de Juliet Berto, toujours l’ange gardien des secrets de la maternité doublé de son inavouable démon.


De là des femmes


Les années 1960 ont été marquées par l’engouement pour la révolution cubaine, le militantisme des Black Panthers, la contre-culture hippie. Les années 1970 poursuivent l’engagement politique chevillée autour de la question féministe. En 1971, Agnès Varda signe aux côtés de Simone de Beauvoir, Carole Roussopolous, Delphine Seyrig et Christine Delphy le « Manifeste des 343 » publié par Le Nouvel Observateur en faveur de l’avortement, au risque de poursuites pénales. Elle tourne deux films spécifiquement consacrés à l’émancipation féminine, un court pour la télévision, Réponses de femmes (1975), et un long pour le cinéma, L’une chantre, l’autre pas (1977). Le premier est un ciné-tract drôle et sérieux qui n’a pas été du goût de nombreux spectateurs (masculins) scandalisés par la présence d’une femme nue et enceinte, au point d’en proscrire la rediffusion sur Antenne 2. Le second propose un bilan rétrospectif d’une décennie de luttes qui a permis aux fleurs ardentes du féminisme d’inscrire dans la loi les droits à la contraception en 1967 et à l’interruption volontaire de grossesse en 1975.


Dans l’intervalle, Agnès Varda tourne Daguerréotypes (1975), mosaïque de micro-portraits dédiée après la rue Mouffetard au petit peuple de la rue Daguerre, de surcroît photographiée par Nurith Aviv qui devient alors la première cheffe opératrice de l’histoire du cinéma français. Elle offre également à Jane Birkin un autre diptyque tourné en 1987, Jane V. par Agnès V. et Kung-fu Master, qui croise en miroir le portrait fractal avec l’autoportrait diagonal. Et le tout se re-déploie dans une fiction amicalement scénarisée par l’actrice qui rejoue les ambivalences affectives d’une femme éprise d’un garçon dont elle pourrait être la mère, à nouveau interprété par Mathieu Demy.


Surtout, Agnès Varda signe en 1985 l’un des plus beaux films français de la décennie, Sans toit ni loi (1985). Non seulement celui-ci donne à la jeune Sandrine Bonnaire l’un de ses rôles les plus marquants, mais son regard sur la nouvelle pauvreté ayant asphyxié l’élan libertaire de la jeunesse des deux décennies précédentes reste impressionnant de lucidité. Cette fausse enquête policière en forme de vrai road movie fragmentaire fléché par douze travellings latéraux et la musique de Joanna Bruzdowicz, en tournant autour du désastre obscur d’une vie refroidie par l’hiver des années 1980, est son plus grand succès commercial, récompensé d’un Lion d’or à Venise.


Les derniers rivages de l’art contemporain


Les années 1990 s’ouvrent sur un émouvant triptyque dédié à Jacques Demy mort du sida en 1991, avec Jacquot de Nantes (1991), Les Demoiselles ont eu vingt-cinq ans (1993) et L’Univers de Jacques Demy (1995). Mais la fiction consacrée à célébrer en s’amusant le centenaire du cinéma, Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma (1995), se révèle un échec cuisant. Pour Agnès Varda, la fiction c’est fini et elle ne revient au documentaire qu’avec une petite caméra numérique à l’occasion de l’autre grand succès de sa carrière, Les Glaneurs et la glaneuse (2000), dont elle propose une suite intitulée Deux ans après. Le glanage s’impose aisément comme une métaphore appropriée pour celle qui fait du cinéma entre coq-à-l’âne surréalistes et collages pop, mais aussi entre art brut et arte povera. Et l’hommage à cette vieille pratique populaire assoit définitivement la popularité d’Agnès Varda érigée à partir des années 2000 en icône culturelle acclamée, avec sa coiffure au bol comme une glace vanille-fraise, et que mille prix ne vont pas cesser de récompenser.


La vieillesse est une nouvelle jeunesse pour Agnès Varda qui décide alors de faire peau neuve, la « vieille cinéaste » se dédoublant alors en « jeune plasticienne » pour reprendre ses propres termes. Il ne s’agit pas d’en finir avec le cinéma comme le prouvent Les Plages d’Agnès (2008), Agnès de ci de là Varda (2011), Visages, villages (2017) co-réalisé avec le photographe JR et le testamentaire Varda par Agnès (2019). De fait, les grandes œuvres tardives et récapitulativesjouxtent les installations d’art inaugurées avec Patatutopia (2003). C’est la grande série des cabanes mobiles (Les Cabanes d’Agnès, 2006-2009, Une cabane de cinéma : la serre du bonheur en 2018), avant une île bretonne (L’Île et elle dédié en 2006 àNoirmoutier) et un delta méditerranéen (Les Bouches-du-Rhône d’Agnès Varda en 2013). Soit toute une cartographie comme une liste à la Prévert, avec ses ports et ses îles, ses jardins et ses plages, avec ses joujoux (les bandes de pellicule récupérées comme les patates glanées) et ses tombeaux (après Jacquot suit de près le chat Zgougou).


Agnès Varda nous a quittés à l’âge de 90 ans le 29 mars 2019. Débrouillarde et vagabonde, facétieuse et bricoleuse, indépendante et frondeuse, elle aura non seulement figuré une chiffonnière dans ses multiples activités pratiques, mais la pionnière de la modernité cinématographique aura été aussi une brocanteuse de notre humanité. Et le cinéma aura été l’un de ses joujoux favoris pour se promener au bord des rivages du monde et sonder les discrets ossuaires que ses plages recouvrent.


Saad CHAKALI.




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