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23.07.26
Le prochain volume de la revue ÉCLIPSES sera consacré à Mike LEIGH
Le prochain volume de la revue ÉCLIPSES sera consacré à Mike LEIGH.La colère est la matière brute, première, du cinéma de Mike LEIGH. Ses films lui donnent forme pour penser et ainsi panser ce qui aura été dévasté par la lutte des classes...
Lire la suite02.01.26
STEVEN SPIELBERG : Entre ciel et terre
Le prochain volume de la revue ÉCLIPSES sera consacré à Steven SPIELBERG. Au cours d’une trentaine de longs métrages, Steven SPIELBERG s’est attaché à partager ses cauchemars, nichés aux creux d’aventures humaines en apparence...
Lire la suite06.08.25
UN PREMIER LONG-MÉTRAGE À 60 000 EUROS : MISSION (IM)POSSIBLE ?
Par Aurélien Harzoune et Bertrand Mineur, réalisateurs et producteurs du film Dans l’ombre de Marlow, sortie en salles le 3 septembre 2025. Réaliser un film indépendant constitue déjà une aventure. S’y engager dans un désert, sans...
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23.07.26
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Ni dieu ni maître
Réalisateur : Satsuo Yamamoto
Auteur : Paul Montarnal
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La montagne magique
Réalisateur : Thomas Salvador
Auteur : Paul Montarnal
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Film : Bons Baisers de Bruges
La justice des fous
Réalisateur : Martin McDonagh
Auteur : Paul Montarnal
Lire l'articleVotre choix : Blue Flower Power
Numéro : 64
Titre : Blue Flower Power
Parution : Juin 2019
Prix : 2 €
Description :
En anglais, le verbe « to take off » est polysémique. Il signifie « ôter », « enlever », « retirer jusqu'à l'amputation » ; il signifie aussi « décoller » au sens de partir, « décrocher » au sens de s'envoler. On y entend encore un autre sens, moins usité, celui d'imiter jusqu'à la caricature. La polysémie appelle ainsi un faisceau d'indices s'étoilant à partir d'un verbe qui donnerait à entendre, avec les analogies du décollage en aéronautique et de l'essor économique, des départs qui font mal, des disparitions comme des enlèvements, des décrochages fatals. Avec la désinence induite par la forme gérondive, « taking off » est un verbe idoine pour Miloš Forman, dont le cinéma aura été disposé à faire entendre, entre traits satiriques et amertume mélancolique, les battements de cœur des envolées libertaires (en systole) et des retombées autoritaires (en diastole). Soucieux de dialectiser ce qu'il y aurait d'accrochage et de décrochage dans tout décollage, le cinéaste tchécoslovaque, présent à Paris pendant l'écrasement du « Printemps de Prague » en août 1968 puis s'exilant un an plus tard aux États-Unis, aura eu l'insigne politesse de considérer le pays d'accueil avec pas moins de causticité et d'esprit de finesse que le pays natal. C'est que les différences sont davantage formelles que réelles entre deux sociétés que tout oppose idéologiquement – États-Unis en champions de l'individualisme et du capitalisme et Tchécoslovaquie en élève indisciplinée du collectivisme soviétique – mais que rapproche cependant une sociologie de l'allongement de la jeune génération par l'éducation et l'entrée plus tardive dans le monde du travail entraînant la crise symbolique des institutions traditionnelles comme la famille. Taking Off (1971) le prouve idéalement, qui n'est pas le film de la rupture attendue pour le dissident incarnant l'esprit du printemps démocratique, mais celui de la passion renouvelée pour l'insubordination, le relâchement et l'hétérodoxie. Être raccord avec son temps exige d'avoir un peu d'avance sur lui, avait remarqué Serge Daney à propos de Jacques Tati. C'est ainsi qu'aux côtés de Věra Chytilová, Ivan Passer, Jiří Menzel et Jan Němec, l'un des meilleurs représentants de la « Nouvelle Vague tchèque » aura anticipé la propension générationnelle à l'indiscipline du « Nouvel Hollywood » avant d'y participer à son tour pleinement…
Auteur : Saad Chakali
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